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Textes liturgiques
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Dimanche 30 novembre 2008
Premier dimanche d'Avent

Textes liturgiques © AELF, Paris

Attendre

Nous commençons aujourd’hui notre marche vers Noël, l’Avent, et, en même temps, une nouvelle année liturgique. C’est l’évangile selon st Marc qui va nous servir désormais de guide. Dès ce dimanche, il nous invite à la vigilance. On ne connaît ni l’heure ni le jour, mais on attend l’initiative de Dieu. Le prophète du livre d’Isaïe incite le peuple vaincu à relever la tête et à regarder vers Lui. Plus qu’ à un Berger, c’est à un partenaire auquel s’adresse le psaume 79. Son « jour », va venir rappelle Paul aux chrétiens de Corinthe..

Première lecture : Livre d'Isaïe, 63,16...64,7

Tu es, Seigneur, notre Père, notre Rédempteur : tel est ton nom depuis toujours. Pourquoi Seigneur, nous laisses-tu errer hors de ton chemin, pourquoi rends-tu nos coeurs insensibles à ta crainte ? Reviens, pour l'amour de tes serviteurs et des tribus qui t'appartiennent. Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais, les montagnes fondraient devant toi.

Voici que tu es descendu, et les montagnes ont fondu devant ta face. Jamais on ne l'a entendu ni appris, personne n'a vu un autre dieu que toi agir ainsi envers l'homme qui espère en lui. Tu viens à la rencontre de celui qui pratique la justice avec joie et qui se souvient de toi en suivant ton chemin.

Tu étais irrité par notre obstination dans le péché, et pourtant nous serons sauvés. Nous étions tous semblables à des hommes souillés, et toutes nos belles actions étaient comme des vêtements salis. Nous étions tous desséchés comme des feuilles, et nos crimes, comme le vent, nous emportaient. Personne n'invoquait ton nom, nul ne se réveillait pour recourir à toi. Car tu nous avais caché ton visage, tu nous avais laissés au pouvoir de nos péchés.

Pourtant, Seigneur, tu es notre Père. Nous sommes l'argile, et tu es le potier : nous sommes tous l'ouvrage de tes mains.

Une défaite militaire vient de se produire. L’ennemi a gagné. Il a pris Jérusalem. Outre le malheur ordinaire, les morts et les blessés de la guerre, l’humiliation redouble. Le vainqueur a emmené chez lui, en exil, tous ceux qui faisaient la force et la richesse du Peuple : artisans, lettrés, soldats. Le prophète a le cœur serré. Il dit sa détresse mais aussi son espérance. Dans ce drame, un recours existe : c’est Dieu qui a créé ce Peuple. Il en est le Père. On peut se tourner vers Lui. Aucun doute n’est permis. Un jour, Il interviendra.
Dieu, fais-nous revenir ;
que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés !

Berger d'Israël, écoute,
toi qui conduis ton troupeau, resplendis !
Réveille ta vaillance
et viens nous sauver.

Dieu de l'univers reviens !
Du haut des cieux, regarde et vois :
visite cette vigne, protège-la,
celle qu'a plantée ta main puissante.

Que ta main soutienne ton protégé,
le fils de l'homme qui te doit sa force.
Jamais plus nous n'irons loin de toi :
fais-nous vivre et invoquer ton nom !

Psaume 79(80)

La semaine dernière, la liturgie du Christ Roi lisait dans le psaume 22 le portrait de Dieu en berger de son peuple. Le psaume de ce dimanche dialogue avec ce Dieu-berger : « Ecoute ! Resplendis ! Réveille ! Viens ! Reviens ! Regarde ! Vois ! Visite ! Protège ! » C’est un interlocuteur que le Peuple attend.

Le début des lettres de Paul est toujours plein de délicatesse. Grâce ! Paix ! Richesse de la Parole ! Richesse de la connaissance ! Autant de souhaits qu’il adresse à ses interlocuteurs avant d’aborder les problèmes pratiques des communautés naissantes. Elles attendent comme lui le « jour de notre Seigneur Jésus Christ » qui sera celui de la communion avec Dieu et son Fils. Cette attente transforme toutes choses. Seconde lecture : Première lettre de saint Paul aux Corinthiens, chapitre 1,3-9

Frères, que la grâce et la paix soient avec vous, de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ le Seigneur. Je ne cesse de rendre grâce à Dieu à votre sujet, pour la grâce qu'il vous a donnée dans le Christ Jésus ; en lui vous avez reçu toutes les richesses, toutes celles de la Parole et toutes celles de la connaissance de Dieu. Car le témoignage rendu au Christ s'est implanté solidement parmi vous. Ainsi, aucun don spirituel ne vous manque, à vous qui attendez de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ. C'est lui qui vous fera tenir solidement jusqu'au bout, et vous serez sans reproche au jour de notre Seigneur Jésus Christ. Car Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à vivre en communion avec son Fils, Jésus Christ notre Seigneur.

Nous avons changé d’année liturgique. Nous avons changé d’évangéliste. Et il est toujours question de la 'venue du Seigneur'. Quand son 'jour' va-t-il arriver ? Quand faudra-t-il ouvrir la porte ? Mystère ! Comment caractériser cette attente, cet amour dans l’espoir ? Patience ? Espérance ? Jésus trouve un autre mot d’ordre : « veillez ! » Au cœur de la nuit, gardons le cœur ouvert !
Evangile selon saint Marc, 13,33-37

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Prenez garde, veillez : car vous ne savez pas quand viendra le moment. Il en est comme d'un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et recommandé au portier de veiller. Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin. Il peut arriver à l'improviste et vous trouver endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »

P. Emmanuel Chazot

Prêtre du Coeur de Jésus (diocèse du Puy)

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