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Textes liturgiques
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Dimanche 14 décembre 2008
Troisième dimanche de l'Avent

Textes liturgiques © AELF, Paris

Elle est divine...

L'homme peut connaître la satisfaction, le contentement, le plaisir, l'allégresse... et il sait parfois leur chemin. Mais ce qu'il ne peut se donner à lui-même, c'est la joie : elle est don de Dieu et signe du passage de son Esprit. Ce qui la fait naître, c'est la conscience qu'on a reçu gratuitement un don fou, qui ne vient pas de nous et de nos efforts, mais simplement de l'amour d'un autre, d'un amour qui veut se donner à nous parce que nous sommes aimés. La joie, elle est divine.
Avec les textes de ce jour, la liturgie veut nous donner déjà les prémisses de la joie de Noël, celle de la venue de l'Emmanuel, pur don de Dieu. Ainsi, elle fortifie notre attente et entend la rendre plus vigilante, plus active. Elle creuse notre désir du don de Dieu, de sa venue : il n'y a pas de meilleur façon de s'y préparer.

Première lecture : Livre d'Isaïe, 61,1...11

L'esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, guérir ceux qui ont le coeur brisé, annoncer aux prisonniers la délivrance et aux captifs la liberté, annoncer une année de bienfaits, accordée par le Seigneur.

Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m'a enveloppé du manteau de l'innocence, il m'a fait revêtir les vêtements du salut, comme un jeune époux se pare du diadème, comme une mariée met ses bijoux. De même que la terre fait éclore ses germes, et qu'un jardin fait germer ses semences, ainsi le Seigneur fera germer la justice et la louange devant toutes les nations.

Est-il possible de n'être pas dans la joie quand on a à porter la Bonne nouvelle, à guérer et à annoncer délivrance et liberté ? A y bien regarder, les missions confiées par le Seigneur n'ont jamais d'autre objectif. Le prophète en avait déjà conscience qui tressaillait de joie, mais nous, que nous manque-t-il pour nous laisser envahir par cette joie ?
J’exulte de joie en Dieu, mon Sauveur !

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.

Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour.

Cantique de Luc 1

Le cantique d'exultation de Marie ne vient ni de riches ni de puissants, mais d'une humble servante qui se sait faire plutôt partie des affamés. Il ne nie ni les difficultés ni les détresses, mais il affirme que, plus fort qu'elles est l'amour qui s'étend sur ceux qui regardent vers le Seigneur.

Pour Paul, la joie est aussi commandement : si l'Esprit est en nous, la joie est en nous. Nous ne nous la sommes pas donnée, mais il s'agit de ne pas l'éteindre... Confiance en Celui qui est fidèle. Seconde lecture : Première lettre aux Thessaloniciens, chapitre 5,16-24

Frères, soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance : c'est ce que Dieu attend de vous dans le Christ Jésus. N'éteignez pas l'Esprit, ne repoussez pas les prophètes, mais discernez la valeur de toute chose. Ce qui est bien, gardez-le ; éloignez-vous de tout ce qui porte la trace du mal.

Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers, et qu'il garde parfaits et sans reproche votre esprit, votre âme et votre corps, pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ. Il est fidèle, le Dieu qui vous appelle : tout cela, il l'accomplira.

Pas de mention de la joie ici, mais toute cette péricope baigne dans la lumière. C'est le témoignage de Jean affirmant que déjà est parmi nous Celui qui vient. Jean sait sa présence et cela suffit à ce qu'il soit la voix qui crie dans le désert. Nous aussi, nous savons qu'il est déjà parmi nous Celui qui vient. Avons-nous le désir de crier dans le désert qu'Il est là et qu'il reste seulement à aplanir son chemin ? Si nous en étions là, ce serait que nous connaissons déjà la joie.
Evangile selon saint Jean, 1,6-28

Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean. Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage.

Et voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il le reconnut ouvertement, il déclara : « Je ne suis pas le Messie. » Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Non. — Alors es-tu le grand Prophète ? » Il répondit : « Ce n'est pas moi. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix qui crie à travers le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, certains des envoyés étaient des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Si tu n'es ni le Messie, ni Élie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. » Tout cela s'est passé à Béthanie-de-Transjordanie, à l'endroit où Jean baptisait.

 

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