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Prier avec la Bible Textes liturgiques |
Textes liturgiques © AELF, Paris
| Manifestation de la gloire divine du Christ
L'Épiphanie, c'est la manifestation de la gloire divine du Christ sous une forme visible pour l'homme : l'adoration des mages en est une illustration éminente, mais en rappelant les promesses de Dieu, les textes de la liturgie de ce jour redisent que la manifestation de Dieu passe par ce ce qui paraît aujourd'hui impossible à l'homme : la réunion de tous les peuples de la terre, païens comme juifs, dans l'adoration de Dieu, la justice et la paix enfin advenues. Aujourd'hui, réentendons la promesse de Dieu que tout ceci adviendra, lors du retour du Christ, Épiphanie. Peut-être entendrons-nous aussi dans ces textes l'appel à y travailler... |
| Première lecture : Livre d'Isaïe, 60,1-6
Debout, Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi. Regarde : l'obscurité recouvre la terre, les ténèbres couvrent les peuples ; mais sur toi se lève le Seigneur, et sa gloire brille sur toi. |
C'est souvent au coeur même de la détresse que Jérusalem a entendu le message du prophète Isaïe comme le rappel que la promesse de Dieu est plus forte que tout, rappelant que la mort n'est pas le dernier mot de la vie, mais aussi que ses oppresseurs eux-mêmes auront part à sa joie. Alors, on pourra réellement parler de la manifestation de Dieu. | |
| Parmi toutes les nations, Seigneur, on connaîtra ton salut.
Dieu, donne au roi tes pouvoirs, En ces jours-là, fleurira la justice, Les rois de Tarsis et des Iles apporteront des présents. Il délivrera le pauvre qui appelle |
Psaume 71(72) Le psalmiste sait bien qu'il n'y a pas de paix sans justice et qu'elle est l'autre nom de la paix. Alors, quand le pauvre et le malheureux seront délivrés, quand le faible et le pauvre seront sauvés, le règne de Dieu sera établi sur toute la terre. Chanter ce psaume, c'est quelque part s'engager, oui : s'engager à y travailler. |
| Entendre Paul, c'est se rappeler que, si nous ne sommes pas juifs d'origine, nous sommes aussi des descendants de païens. Alors l'Épiphanie peut être particulièrement notre fête. | Seconde lecture : Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 3,2-6
Frères, vous avez appris en quoi consiste la grâce que Dieu m'a donnée pour vous : par révélation, il m'a fait connaître le mystère du Christ. Ce mystère, il ne l'avait pas fait connaître aux hommes des générations passées, comme il l'a révélé maintenant par l'Esprit à ses saints Apôtres et à ses prophètes. Ce mystère, c'est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile. | |
| Quand des mages venus d'Orient, donc des "païens" - par opposition à ceux qui croient au Dieu d'Israël - viennent rendre au Christ les hommages qu'on ne rend qu'à Dieu, c'est que la gloire divine se manifeste à travers la naissance de Jésus. Mais si on peut s'émerveiller de la visite de personnages venus de si loin, on peut aussi le faire de leur souplesse devant les inspirations de l'Esprit : avec l'acceptation de sortir de chez eux, de leur pays en s'embarquant pour un voyage au long cours, puis l'acceptation de se laisser guider tout en conservant assez de liberté pour ne pas retourner chez Hérode. Décision et liberté : là est le doigt de Dieu. | |
| Evangile selon saint Matthieu, 2,1-12
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : « A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. |
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