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Prier avec la Bible Textes liturgiques |
Textes liturgiques © AELF, Paris
| Avec autorité
Après une interruption due à 'l’année St Paul', nous retrouvons la lecture continue de l’évangile de Marc. Au début du ministère de Jésus en Galilée, son enseignement 'd’autorité' contraste avec le côté fruste du prophète Jean Baptiste. Déjà, au temps du Deutéronome, on en appelait à un nouveau Moïse. Comme le rappelle le psaume 94, l’autorité de Dieu sur son Peuple était au désert faite de joie mais aussi de crainte. Cette crainte devra se sublimer en amour pour réaliser le conseil de Paul aux Corinthiens : préférer, en vue du Royaume, le célibat au mariage, pourtant en ce monde vivante image de Dieu. |
| Première lecture : Livre du Deutéronome, 18,15-20
Moïse dit au peuple d’Israël : « Au milieu de vous, parmi vos frères, le Seigneur votre Dieu fera se lever un prophète comme moi, et vous l'écouterez. C'est bien ce que vous avez demandé au Seigneur votre Dieu, au mont Horeb, le jour de l'assemblée, quand vous disiez : « Je ne veux plus entendre la voix du Seigneur mon Dieu, je ne veux plus voir cette grande flamme, je ne veux pas mourir ! » Et le Seigneur me dit alors : « Ils ont raison. Je ferai se lever au milieu de leurs frères un prophète comme toi ; je mettrai dans sa bouche mes paroles, et il leur dira tout ce que je lui prescrirai. Si quelqu'un n'écoute pas les paroles que ce prophète prononcera en mon nom, moi-même je lui en demanderai compte. Mais un prophète qui oserait dire en mon nom une parole que je ne lui aurais pas prescrite, ou qui parlerait au nom d'autres dieux, ce prophète-là mourra. » |
La mémoire juive a gardé de l’Exode la foi en un Dieu qui guide son peuple avec autorité dans les moments les plus incertains de son histoire. A une époque où la royauté issue de David a déjà montré ses limites, le livre du Deutéronome relit ces événements fondateurs avec nostalgie et donne de Moïse l’image d’un chef idéal. La relecture chrétienne rebondira sur ce thème en faisant de lui la figure du Christ. Jésus sera compris comme le 'nouveau Moïse'. | |
| Aujourd’hui, ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur.
Venez, crions de joie pour le Seigneur, Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? |
Psaume 94(95) Le psalmiste relit volontiers lui aussi les événements du désert et de l’Exode ; il cherche, à travers eux, à éclairer le présent. L’invitation à la prière se fait dans un double registre : entraîner à chanter dans la joie le Dieu qui est 'Rocher' et 'Salut' ; craindre 'le Seigneur qui nous a faits' et qui a châtié ceux qui 'fermaient leur cœur'. Nous avons, nous aussi au présent, à nous situer devant Dieu. Nous sommes 'créatures' et 'images'. En Jésus, Il est 'Autre' et 'proche'. |
| Nous voici embarqués tout au long des dimanches de février dans une longue lecture des lettres de Paul aux Corinthiens. Quelles sont nos priorités ? L’apôtre va s’efforcer, à plusieurs reprises, de nous éclairer. Ici, il 'neutralise' le commandement du mariage qui remontait à la Genèse : hommes et femmes, images de Dieu, 'soyez féconds, emplissez la terre et soumettez la !' Au contraire, il 'conseille' le célibat au nom de la foi au Christ qui revient. Dans la chasteté, le croyant est invité à incarner comme Jésus la liberté et l’espérance. | Seconde lecture : Première lettre aux Corinthiens, chapitre 7,32-35
Frères, j'aimerais vous voir libres de tout souci. Celui qui n'est pas marié a le souci des affaires du Seigneur, il cherche comment plaire au Seigneur. Celui qui est marié a le souci des affaires de cette vie, il cherche comment plaire à sa femme, et il se trouve divisé. La femme sans mari, ou celle qui reste vierge, a le souci des affaires du Seigneur ; elle veut lui consacrer son corps et son esprit. Celle qui est mariée a le souci des affaires de cette vie, elle cherche comment plaire à son mari. En disant cela, c'est votre intérêt à vous que je cherche ; je ne veux pas vous prendre au piège, mais vous proposer ce qui est bien, pour que vous soyez attachés au Seigneur sans partage. | |
| Nous sommes au début de l’évangile de Marc. Après des années de vie obscure à Nazareth, après plusieurs mois passés prés du Jourdain dans l’ombre de Jean et de son baptême, après le désert, Jésus vient à la lumière et commence son ministère public. Dans la synagogue de Capharnaüm, il enseigne la venue du Règne de Dieu. Il ne se contente pas de mots. Il délivre d’autorité un homme soumis aux esprits mauvais. Cette puissance de guérison frappe les observateurs. Au-delà de l’exorcisme, les témoins, ses disciples, gardent en mémoire l’assurance avec laquelle Jésus parle et agit. Leur nouveau Maître est vraiment l’envoyé de Dieu, le Messie, le Christ. | |
| Evangile selon saint Marc, 1,21-28
Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. » L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri. Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. » Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée. |
P. Emmanuel Chazot Prêtre du Coeur de Jésus (diocèse du Puy) |
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