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Textes liturgiques
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Dimanche 22 février 2009
7e semaine du Temps ordinaire

Textes liturgiques © AELF, Paris

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Une série de miracles inaugure en saint Marc le ministère public de Jésus. Nous sommes toujours à Capharnaüm. Après l’esprit mauvais, la fièvre et la lèpre, c’est le péché qui, avec la paralysie, est chassé d’un cœur d’homme. Au nom de Dieu, Jésus pardonne. La vie de la grâce peut recommencer. Le malade dont le psalmiste avait recueilli la plainte en appelait depuis longtemps à cette guérison. Et le livre d’Isaïe annonçait lui aussi un renouvellement de toutes choses dans le Peuple par le pardon de Dieu. Paul, de son côté, invite à une confiance totale en l’Esprit. Au-delà des déceptions, il donne au croyant la force de répondre à l’appel du Christ. Avec lui, la vie est une série de départs..

Première lecture : Livre d'Isaïe, 43,18...25

Ne vous souvenez plus d'autrefois, ne songez plus au passé. Voici que je fais un monde nouveau : il germe déjà, ne le voyez-vous pas ? Oui, je vais faire passer une route dans le désert, des fleuves dans les lieux arides. Ce peuple que j'ai formé pour moi redira ma louange.

Toi, Jacob, tu ne m'avais pas appelé, tu ne t'étais pas fatigué pour moi, Israël ! par tes péchés tu m'as traité comme un esclave, par tes fautes tu m'as fatigué. Mais moi, oui, moi, je pardonne tes révoltes, à cause de moi-même, et je ne veux plus me souvenir de tes péchés.

Il n’est pas dans le pouvoir de l’homme d’arrêter le cours du temps ; encore moins de l’inverser. Et pourtant, le prophète dévoile le désir de Dieu : recommencer son œuvre et recréer son Peuple. A l’image du printemps qui renouvelle la sève, le Seigneur a décidé d’effacer les fautes du passé et de repartir sur des bases nouvelles. En un mot, il pardonne. Jésus, le moment venu, saura s’en souvenir.
Guéris mon âme, Seigneur, car j’ai péché contre toi.

Heureux qui pense au pauvre et au faible :
le Seigneur le sauve au jour du malheur !
Il le protège et le garde en vie,
il le soutient sur son lit de souffrance.

J'avais dit : « Pitié pour moi, Seigneur,
guéris-moi, car j'ai péché contre toi ! »
Mes ennemis me condamnent déjà :
« Quand sera-t-il mort ? son nom, effacé ? »

Mais toi, Seigneur, prends pitié de moi ;
et je saurai que tu m'aimes.
Dans mon innocence tu m'as soutenu
et rétabli pour toujours devant ta face.

Psaume 40(41)

Un malade se tourne vers Dieu dans la confiance. Est-ce lassitude ? Est-ce l’insomnie ? La prière vire au gémissement. Il se plaint de son entourage : on complote contre lui ; on guette son héritage. Ah, si Dieu guérissait, si Dieu pardonnait, mon innocence éclaterait aux yeux de tous ! Je pourrais recommencer.

Nous continuons notre lecture de st Paul avec, cette fois, la 2e épître aux Corinthiens. L’apôtre a dû modifier ses projets de voyage. Il ne peut repasser tout de suite chez ses amis comme c’était prévu. Il se défend de manquer à ses promesses de visite : ce sont les événements qui l’ont contraint à modifier son itinéraire. Mais ce délai est bienvenu. Le temps qui passe aidera à échanger le pardon avec un membre de la communauté qui, semble-t-il, a manqué de respect à Paul. Si chacun laisse l’Esprit investir son coeur, tout peut recommencer. Seconde lecture : Deuxième lettre aux Corinthiens, chapitre 1,18-22

Frères, j'en prends à témoin le Dieu fidèle: le langage que nous vous parlons n'est pas à la fois « oui » et « non ». Le Fils de Dieu, le Christ Jésus, que nous avons annoncé parmi vous, Silvain, Timothée et moi, n'a pas été à la fois « oui » et « non » ; il n'a jamais été que « oui ». Et toutes les promesses de Dieu ont trouvé leur « oui » dans sa personne. Aussi est-ce par le Christ que nous disons « amen », notre « oui », pour la gloire de Dieu. Celui qui nous rend solides pour le Christ dans nos relations avec vous, celui qui nous a consacrés, c'est Dieu ; il a mis sa marque sur nous, et il nous a fait une première avance sur ses dons : l'Esprit qui habite nos coeurs.

Pour voir Jésus, faut-il ruser et prendre des risques ? Nous voici à nouveau à Capharnaüm. Les foules ont pris l’habitude de se précipiter dés qu’il fait mine de se montrer. Pour accéder à lui, pour avoir une chance de recommencer à vivre, il faut désormais escalader le toit de la maison… Est-ce pour cela que Jésus mesure ses apparitions publiques ? Pas seulement. Certes, les guérisons sont populaires et attirent. Mais le message qu’il annonce dérange. En révélant le visage d’un Dieu de pardon, il choque les scribes venus se mêler à la foule. Pour être lui-même, lui aussi doit ruser et prendre des risques.
Evangile selon saint Marc, 2,1-12

Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu'il était à la maison. Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte. Il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. »

Or, il y avait dans l'assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenir de tels raisonnements ? Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire au paralysé : 'Tes péchés sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi, prends ton brancard et marche' ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je te l'ordonne, dit-il au paralysé : Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. » L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n'avons jamais rien vu de pareil. »

P. Emmanuel Chazot

Prêtre du Coeur de Jésus (diocèse du Puy)

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